Qualité de l'air intérieur

Purifier l'air pollué de la maison

À la fois lieu de détente et d’isolement, mais aussi espace privilégié pour se retrouver en famille ou entre amis, la maison se pose comme refuge contre les agressions extérieures.

Et pourtant, elle peut aussi cacher des désagréments, particulièrement pour les sujets allergiques, qui sont en augmentation dans tous les pays européens. Avec 3,5 millions d’asthmatiques, dont un tiers a moins de 15 ans. Un chiffre qui a doublé en vingt ans. Les études menées pour tenter d’expliquer cette hausse ont toujours pris en compte l’environnement extérieur, la pollution atmosphérique et le climat.

Elles ont en revanche longtemps ignoré l’environnement intérieur dans lequel nous passons pourtant 90 % de notre temps, que ce soit à la maison ou au travail. Ce qui est longtemps resté l’apanage de quelques spécialistes est devenu, depuis trois ou quatre ans, une réalité pour tous : notre petit nid douillet peut être source de maladies respiratoires, dermatologiques, neurologiques…

Il est désormais acquis que l’allergie chez certains malades peut provenir d’allergènes issus de l’environnement intérieur, de moisissures, d’acariens, de poils d’animaux.

On sait en effet qu’il existe trois grandes sources de pollution intérieure : les constituants du bâtiment, des équipements et du mobilier : le plomb dans les peintures, les formaldéhydes, les composés organiques volatils, mais aussi l’activité humaine : le tabagisme, les produits ménagers, les moisissures, les plantes, les animaux domestiques… et les appareils à combustion qui libèrent monoxyde de carbone et dioxyde d’azote. Le formaldéhyde fait partie de ces produits particulièrement nocifs (irritation des yeux, des voies aériennes supérieures et des bronches). On le détecte dans les colles et les résines utilisées pour agglomérer les débris ou les couches fines de bois, mais aussi dans les colles employées pour la fabrication des cloisons, des plafonds, planchers, panneaux acoustiques, meubles…

Quant aux composés organiques volatils (COV), ces substances chimiques qui se volatilisent à température ambiante, elles se trouvent essentiellement dans les produits de finition : revêtements de sols et de murs, peintures et ameublement.

D’où la nécessité d’aérer et non pas de commettre l’erreur fort répandue de vouloir à tout prix calfeutrer (portes, fenêtres hermétiques).

Cet article, extrait du MONDE du 17 octobre 2008, montre l’importance, pour son bien-être quotidien de soigner son air intérieur, chez soi, dans la voiture ou au travail. Certains pensent encore qu’utiliser un purificateur d’air chez soi est inutile, fait surprenant quand on sait que l’air est notre carburant premier, bien avant l’eau. Pourtant, ces mêmes personnes prêtent souvent une oreille attentive lorsqu’il s’agit de la pollution de l’eau du robinet… Il est vrai qu’une eau souillée, ça se voit. Un air pollué… beaucoup moins.